Antifongiques oraux comparés
Comparaison des trois antifongiques oraux les plus utilisés contre les mycoses de la peau et des ongles : terbinafine, itraconazole et fluconazole. Spectre, doses, interactions, effets indésirables et niveau de preuve. Contenu informatif ; ne remplace pas une évaluation médicale.
| Caractéristique | Terbinafine | Itraconazole | Fluconazole |
|---|---|---|---|
| Famille | Allylamine | Triazole | Triazole |
| Mécanisme d'action | Inhibe la squalène époxydase (fongicide sur les dermatophytes) | Inhibe la synthèse de l'ergostérol (14-alpha-déméthylase) | Inhibe la synthèse de l'ergostérol |
| Spectre principal | Dermatophytes (très actif) | Large : dermatophytes, levures et quelques moisissures | Levures (Candida) ; moins actif sur les dermatophytes |
| Indications typiques | Onychomycose et teignes à dermatophytes (1ʳᵉ intention) | Onychomycose, pityriasis versicolor, candidose, mycoses étendues | Candidose, pityriasis versicolor ; alternative en onychomycose |
| Posologie indicative | 250 mg/jour | 200 mg/jour (ou schémas en «pulses») | 150-300 mg/semaine |
| Durée habituelle (ongles des pieds) | ≈ 3 mois | ≈ 3 mois ou en pulses | 6-12 mois (plus longue) |
| Interactions | Peu nombreuses (inhibiteur du CYP2D6) | Nombreuses (inhibiteur puissant du CYP3A4) | Modérées à élevées (inhibiteur enzymatique) |
| Effets indésirables | Digestifs, altération du goût, hépatotoxicité rare, éruptions | Digestifs, hépatotoxicité, œdèmes ; prudence en insuffisance cardiaque | Digestifs, hépatotoxicité ; bonne tolérance générale |
| Surveillance | Fonction hépatique si traitement prolongé ou à risque | Fonction hépatique ; vérifier les interactions | Fonction hépatique |
| Grossesse | À éviter | Contre-indiqué | À éviter |
| Preuve (onychomycose à dermatophytes) | Élevée (1ʳᵉ intention) | Élevée | Modérée |
Tous ces antifongiques sont des médicaments soumis à prescription et nécessitent une indication et un suivi médicaux. Les doses sont indicatives et doivent toujours être ajustées au jugement clinique. Devant une mycose qui ne répond pas, il convient de confirmer le diagnostic avant de changer de traitement.
