La fin de l'été : le bon moment pour faire contrôler votre peau
Pourquoi je vous en parle
L'été se termine. Votre bronzage est encore là. Peut-être avez-vous pris beaucoup de soleil, peut-être avez-vous eu un ou plusieurs coups de soleil. Et peut-être avez-vous remarqué une nouvelle tache, un grain de beauté qui vous paraît différent, une petite lésion qui ne cicatrise pas, ou simplement quelque chose sur votre peau que vous n'aviez jamais vraiment regardé auparavant. C'est justement le bon moment pour regarder votre peau.
Je suis le Dr Florian Vallecillo, et aujourd'hui je voudrais vous parler de quelque chose qui me tient particulièrement à cœur en tant que médecin : la prévention et le dépistage précoce des cancers de la peau — un sujet essentiel en dermatologie.
Parce que notre peau possède une caractéristique extraordinaire : c'est l'un des rares organes que nous pouvons examiner directement. Et lorsqu'un cancer cutané est détecté suffisamment tôt, sa prise en charge est généralement beaucoup plus simple.

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Examine votre peau à la fin de l'été
Après l'été, votre peau a une histoire à raconter
Pendant plusieurs mois, nous avons généralement davantage exposé notre peau aux rayonnements ultraviolets : plage, piscine, sport, promenades, terrasses, jardinage, voyages. Et ici, dans le sud de l'Espagne, cette exposition solaire peut évidemment être particulièrement importante. Le soleil possède énormément d'effets agréables et nous n'avons pas vocation à vivre enfermés, mais les rayonnements ultraviolets constituent également le principal facteur de risque évitable des cancers cutanés.
Et il faut comprendre quelque chose de fondamental : la peau se souvient de nos expositions. Les dommages liés aux ultraviolets s'accumulent progressivement au cours de la vie, et un bronzage correspond lui-même à une réponse de la peau à une agression par les UV. Cela ne signifie évidemment pas que chaque personne qui s'est exposée au soleil développera un cancer de la peau ; mais cela signifie que la prévention doit faire partie de notre hygiène de santé.
Tous les cancers de la peau ne sont pas des mélanomes
Lorsque je parle de cancer cutané avec mes patients, ils pensent immédiatement au mélanome. Et effectivement, le mélanome est celui que nous craignons particulièrement en raison de son potentiel de dissémination. Mais il existe également d'autres cancers cutanés extrêmement fréquents, comme le carcinome basocellulaire et le carcinome épidermoïde, dont l'aspect peut être très différent d'un grain de beauté noir inquiétant.
Un cancer de la peau peut en effet ressembler à une petite plaie qui ne cicatrise pas, à une lésion qui cicatrise puis revient, à une petite zone rosée persistante, à une croûte qui revient toujours au même endroit, à une lésion qui saigne facilement ou encore à une zone rugueuse ou squameuse persistante. C'est pourquoi je dis souvent à mes patients : ne surveillez pas uniquement vos grains de beauté, surveillez votre peau.
Et il y a aussi les lésions précancéreuses
C'est particulièrement important après des années d'exposition solaire. Certaines personnes développent ce que nous appelons des kératoses actiniques : souvent de petites zones rugueuses, squameuses, parfois rouges ou couleur peau, fréquemment situées sur les zones chroniquement exposées au soleil — le visage, le cuir chevelu chez les personnes dégarnies, les oreilles, le décolleté, les avant-bras ou le dos des mains.
Toutes les kératoses actiniques ne deviennent évidemment pas des cancers, mais certaines peuvent évoluer vers un carcinome épidermoïde. Les identifier permet donc aussi d'agir avant qu'un véritable cancer ne se développe. Et c'est exactement cela, la prévention.
Le médecin ne regarde pas simplement un grain de beauté
Lors d'un contrôle dermatologique, nous observons d'abord l'ensemble de la peau. Puis, lorsqu'une lésion mérite d'être examinée plus précisément, nous pouvons utiliser un outil extrêmement utile : le dermatoscope. C'est un système optique qui permet d'observer des structures de la peau qui ne sont pas correctement visibles à l'œil nu.
La dermoscopie permet ainsi d'analyser beaucoup plus précisément la pigmentation, les structures internes d'un nævus, certains réseaux pigmentaires, les vaisseaux et différents signes permettant d'orienter le diagnostic. Ce n'est donc pas simplement « je regarde votre grain de beauté et je trouve qu'il a l'air bizarre » : nous recherchons des critères précis.
Vous aussi, vous pouvez surveiller votre peau
Entre deux contrôles, vous êtes probablement la personne qui connaît le mieux votre peau. Et il existe une règle extrêmement simple pour surveiller les lésions pigmentées : la règle ABCDE.
A comme Asymétrie : une moitié de la lésion ne ressemble pas à l'autre. B comme Bords : les contours deviennent irréguliers, mal définis ou festonnés. C comme Couleur : plusieurs couleurs apparaissent dans la même lésion — brun, noir, rouge, parfois blanc ou bleuâtre. D comme Diamètre : un diamètre supérieur à environ 6 mm attire traditionnellement l'attention, mais attention, un mélanome peut être plus petit. Et E comme Évolution — probablement le critère que je trouve le plus important : quelque chose change. Une lésion grandit, change de forme, change de couleur, s'épaissit, se met à démanger, saigne, ou devient simplement différente de ce qu'elle était. Ce sont des signes qui doivent conduire à demander un avis médical.
Et une autre règle que j'aime beaucoup : le vilain petit canard
Imaginez que vous avez trente grains de beauté. Vingt-neuf se ressemblent, et il y en a un qui paraît complètement différent. Celui-là m'intéresse. Nous appelons cela le signe du « vilain petit canard », parce que parfois ce n'est pas nécessairement une lésion qui remplit parfaitement tous les critères ABCDE : c'est simplement celle qui ne ressemble pas aux autres. Et cette différence mérite parfois d'être examinée.
Regardez aussi les endroits auxquels vous ne pensez jamais
Lorsque les gens vérifient leur peau, ils regardent généralement le visage, les bras, le ventre et les jambes. Mais un mélanome peut apparaître pratiquement n'importe où, y compris dans des zones relativement peu exposées au soleil. Il faut donc également regarder le cuir chevelu, derrière les oreilles, le dos, les fesses, les aisselles, les paumes des mains, la plante des pieds, entre les orteils, et autour et sous les ongles. Pour le dos et le cuir chevelu, demandez éventuellement à votre conjoint ou à un proche de vous aider. L'American Academy of Dermatology recommande justement d'examiner régulièrement l'ensemble de la peau, y compris ces zones difficiles à voir.
« Mais Docteur, je n'ai presque pas pris de coups de soleil »
C'est évidemment une bonne chose, mais cela ne signifie pas un risque nul. L'exposition solaire est un facteur majeur, mais les cancers cutanés sont multifactoriels : le phototype joue un rôle, la génétique joue un rôle, les antécédents familiaux jouent un rôle, le nombre de nævus joue un rôle, et les expositions accumulées au cours de la vie jouent un rôle. Et surtout, comme je vous l'ai déjà expliqué dans un autre article, certains cancers cutanés peuvent apparaître dans des zones qui prennent très peu le soleil. C'est pourquoi nous examinons une personne, et pas simplement les zones qui ont bronzé pendant l'été.
Qui doit être particulièrement vigilant ?
Certaines personnes nécessitent une surveillance plus attentive : notamment celles qui ont beaucoup de grains de beauté, des nævus atypiques, une peau très claire, une tendance à brûler facilement au soleil, de nombreux coups de soleil (particulièrement dans l'enfance ou l'adolescence), une exposition solaire importante (professionnelle ou de loisir), un usage de cabines de bronzage, des antécédents familiaux de mélanome, un antécédent personnel de cancer cutané, ou une immunodépression. Dans ces situations, la fréquence du suivi doit être décidée avec votre médecin en fonction du risque individuel.
Faut-il obligatoirement un contrôle tous les ans après l'été ?
Pas nécessairement pour tout le monde, et je préfère être précis : il n'existe pas une fréquence universelle valable pour chaque personne. Quelqu'un de 25 ans sans nævus atypique, sans antécédent particulier et avec peu d'exposition solaire n'a évidemment pas le même risque qu'une personne de 60 ans à la peau claire, avec de très nombreux nævus et plusieurs décennies d'exposition solaire. La surveillance doit être personnalisée.
En revanche, la fin de l'été est une excellente occasion de se poser une question très simple : « Quand ai-je fait contrôler ma peau pour la dernière fois ? » Et si la réponse est « jamais », « je ne m'en souviens plus », ou « j'ai justement remarqué quelque chose qui a changé », alors il est probablement temps d'en parler avec votre médecin.
N'attendez pas septembre prochain si quelque chose vous inquiète
C'est essentiel. Le contrôle de sortie d'été est une bonne habitude, mais une lésion suspecte n'attend pas le calendrier. Si vous observez une nouvelle lésion inhabituelle, un grain de beauté qui change, une lésion différente des autres, une plaie qui ne cicatrise pas, une croûte qui revient, une lésion qui saigne, une lésion qui démange de façon persistante, ou simplement quelque chose qui vous paraît anormal, demandez un avis médical sans attendre. L'objectif du dépistage est précisément de détecter les cancers cutanés lorsqu'ils sont encore à un stade précoce, où ils sont généralement beaucoup plus faciles à traiter.
Faites de septembre le mois où vous regardez votre peau
Nous faisons réviser notre voiture, contrôler nos dents, vérifier notre tension artérielle, réaliser des analyses de sang… mais nous oublions parfois de contrôler l'organe que nous pouvons pourtant observer tous les jours : notre peau. Alors à la sortie de l'été, regardez-vous. Prenez un miroir, regardez votre dos, vos pieds, votre cuir chevelu, comparez vos grains de beauté, et demandez-vous : « Est-ce que quelque chose a changé ? » Cela prend quelques minutes, et cela peut réellement avoir de l'importance.
Et la prévention continue après l'été
La protection solaire ne s'arrête pas parce que les vacances sont terminées. Ici, dans le sud de l'Espagne, l'exposition aux UV reste importante une grande partie de l'année. La prévention repose notamment sur le fait d'éviter les expositions excessives, de rechercher l'ombre lorsque le rayonnement est intense, d'utiliser des vêtements, chapeaux et lunettes adaptés, et d'utiliser correctement une protection solaire lorsque la peau reste exposée. Le Code européen contre le cancer rappelle en 2026 que les UV solaires et ceux des cabines de bronzage constituent le facteur de risque le plus important des cancers cutanés, et recommande d'éviter les expositions excessives et de ne pas utiliser de cabines UV.
Ce qu'il faut retenir
La sortie de l'été est un excellent moment pour examiner votre peau, repérer une éventuelle nouvelle lésion, comparer vos grains de beauté, rechercher une lésion qui évolue, et faire réaliser un contrôle de votre peau lorsque votre situation le justifie. La majorité des lésions que nous examinons sont heureusement bénignes ; notre objectif n'est pas d'avoir peur de chaque grain de beauté, mais de ne pas laisser passer celui qui ne l'est pas.
Je suis le Dr Florian Vallecillo. Et s'il y a une idée que j'aimerais que vous reteniez aujourd'hui, c'est celle-ci : en dermatologie, voir tôt peut tout changer. Un grain de beauté qui évolue, une petite plaie qui ne guérit pas, une croûte qui revient, une lésion différente des autres : ne vous dites pas « je regarderai dans quelques mois », faites-la examiner.
Et si vous souhaitez profiter de cette sortie d'été pour faire contrôler vos lésions cutanées et vos grains de beauté, vous pouvez prendre directement contact avec Clínica Valorian pour organiser une consultation médicale de dépistage. La prévention du cancer de la peau commence par quelque chose de très simple : regarder sa peau, et savoir quand la faire examiner par un médecin.
Ce qu'il faut retenir
- —La fin de l'été est un moment idéal pour examiner sa peau : bronzage, coups de soleil et nouvelles lésions racontent l'exposition UV des derniers mois, et la peau « se souvient » des expositions accumulées.
- —Tous les cancers cutanés ne sont pas des mélanomes : les carcinomes basocellulaire et épidermoïde peuvent ressembler à une plaie qui ne cicatrise pas, une croûte qui revient ou une zone rugueuse persistante — surveillez la peau, pas seulement les grains de beauté.
- —Les kératoses actiniques (zones rugueuses/squameuses des régions exposées) sont des lésions précancéreuses : les repérer permet d'agir avant un carcinome épidermoïde.
- —Auto-surveillance : la règle ABCDE (Asymétrie, Bords, Couleur, Diamètre, Évolution) et le signe du « vilain petit canard » (la lésion qui ne ressemble pas aux autres) ; regarder aussi cuir chevelu, dos, paumes, plantes des pieds et ongles.
- —Le risque est multifactoriel (phototype, génétique, antécédents familiaux, nombre de nævus, cabines UV, immunodépression) : la fréquence du suivi se décide avec votre médecin, elle n'est pas universelle.
- —Une lésion suspecte n'attend pas le calendrier : nouvelle lésion, grain de beauté qui change, plaie qui ne cicatrise pas ou qui saigne → avis médical sans attendre ; et la protection solaire continue toute l'année (Code européen contre le cancer, 2026).
Clínica Valorian
Un grain de beauté vous inquiète ?
La détection précoce du cancer de la peau sauve des vies. Si un grain de beauté change de taille, de forme ou de couleur, saigne ou ne cicatrise pas, n'attendez pas.

Docteur Florian A. Vallecillo Cabrera
Le médecin vous explique
Contenu informatif et de vulgarisation, rédigé et révisé par le Docteur Florian A. Vallecillo Cabrera. Il ne remplace pas une consultation médicale en présentiel ni un diagnostic individualisé.


