Santé de la peau

À quoi ressemble une kératose actinique et comment puis-je la reconnaître ? Est-elle dangereuse ?

Répondu par Docteur Florian A. Vallecillo Cabrera

En bref

Bonjour,

La kératose actinique est une lésion très fréquente causée par les dommages solaires accumulés au fil des années. Elle apparaît surtout sur les zones les plus exposées au soleil : le visage, le front, le cuir chevelu sans cheveux, les oreilles, le dos des mains et les avant-bras.

À quoi ressemble-t-elle ?

Il s'agit généralement d'une petite zone rugueuse et rêche au toucher, souvent plus facile à sentir du doigt qu'à voir. Elle peut présenter une squame sèche ou une croûte adhérente, de couleur rosée, rougeâtre, jaunâtre ou de la couleur de la peau.

Il existe fréquemment plusieurs lésions regroupées dans la même région, et la peau environnante présente d'autres signes de dommages solaires, tels que des taches ou des rides.

Elle démange parfois légèrement, se desquame ou saigne au frottement.

Pourquoi est-ce important ?

La kératose actinique est considérée comme une lésion précancéreuse. La majorité d'entre elles n'évoluent pas, mais une faible proportion peut se transformer avec le temps en carcinome épidermoïde. C'est pourquoi il convient de ne pas l'ignorer.

Signes qui doivent vous inciter à consulter

une lésion qui grossit, s'épaissit ou devient dure ;

une lésion qui s'ulcère, saigne ou ne cicatrise pas complètement ;

une lésion qui fait mal ou devient sensible ;

tout changement rapide d'aspect.

Que devez-vous faire ?

Une évaluation médicale en cabinet est la démarche la plus appropriée. De nombreuses kératoses actiniques se traitent de manière simple et efficace lorsqu'elles sont diagnostiquées tôt, et ce suivi permet également de surveiller le reste de la peau.

Et, surtout, la prévention : une photoprotection quotidienne, éviter les heures de rayonnement solaire maximal et contrôler régulièrement les zones les plus exposées au soleil.

Cordialement,

Docteur Florian A. Vallecillo Cabrera

Kératose actinique du cuir chevelu : zone rugueuse et squameuse sur une peau abîmée par le soleil.
Kératose actinique du cuir chevelu : zone rugueuse et squameuse sur une peau abîmée par le soleil. Image illustrative d'un cas typique. Elle ne correspond pas à un patient de la clinique.Future FamDoc · CC BY-SA 4.0

Réponse à visée informative, validée médicalement. Elle ne remplace pas une consultation médicale en présentiel ni un diagnostic individualisé.

Vous avez une question similaire ? Écrivez-nous et nous vous orientons.

Poser ma question par WhatsApp

Indice Maître

Contenus associés

Actualités scientifiques

Les protections solaires : indispensables pour prévenir le cancer de la peau, mais comment bien les choisir ?Les protections solaires réduisent efficacement les coups de soleil, le photo-vieillissement et le risque de cancers cutanés. Bien les choisir (SPF 50+, filtres adaptés) et bien les appliquer compte plus que le débat sur les filtres. La meilleure stratégie associe vêtements, ombre et crème — jamais un « permis de bronzer ».Lire Cheveux roux : la phéomélanine cache-t-elle un rôle protecteur insoupçonné ?Pourquoi les cheveux roux existent-ils alors que leur pigment, la phéomélanine, offre une moindre protection contre les UV et un risque accru de cancer de la peau ? Chez un modèle animal, sa fabrication pourrait servir à éliminer l'excès de cystéine, un acide aminé toxique lorsqu'il s'accumule. La phéomélanine pourrait ainsi remplir une fonction biologique ancienne, indépendante de la pigmentation.Lire Vitiligo : les nouveaux traitements peuvent-ils réellement repigmenter la peau ?Le vitiligo, maladie auto-immune touchant 1 à 2 % de la population, se manifeste par des taches de dépigmentation. Longtemps considéré comme « sans solution », il bénéficie aujourd'hui d'une révolution thérapeutique : le ruxolitinib (Opzelura), premier traitement spécifique anti-JAK, permet aux mélanocytes de recoloniser la peau, avec en moyenne 75 % de repigmentation du visage chez un patient sur deux. Mais l'application est contraignante, les résultats lents (6 à 24 mois) et le traitement réservé aux formes peu étendues. Le vitiligo n'est ni contagieux ni psychosomatique : plusieurs options existent (immunomodulateurs, cortisone, photothérapie UVB, autogreffe de mélanocytes), et une prise en charge précoce est déterminante.Lire

Guides patients

AppelerWhatsAppRDV

Nous utilisons des cookies pour améliorer votre expérience et à des fins analytiques.

+